Attestation de témoin : mentions obligatoires de l'article 202
Article 202 du code de procédure civile, mention manuscrite, pièce d'identité et sanctions de la fausse attestation. Modèle PDF gratuit à remplir en ligne.
Mis à jour le 13/07/2026 · 966 mots
Une attestation de témoin est un écrit par lequel une personne rapporte à la justice des faits qu'elle a personnellement constatés. Elle peut être rédigée sur papier libre : le formulaire Cerfa n° 11527*03 n'est pas obligatoire, à condition que le document respecte les mentions prévues par l'article 202 du code de procédure civile. Le témoin y indique son identité complète, son lien éventuel avec les parties, les faits qu'il a constatés, précise que l'attestation est établie en vue d'être produite en justice et qu'une fausse attestation l'expose à des sanctions pénales, puis date et signe le document et y joint une copie de sa pièce d'identité.
À quoi sert une attestation de témoin ?
L'attestation de témoin est un mode de preuve courant devant les juridictions civiles : divorce, litige entre voisins, conflit locatif, affaire prud'homale, différend familial. Elle permet à une personne extérieure au procès de porter à la connaissance du juge ce qu'elle a vu ou entendu directement. Sa force probante dépend de sa précision et de la crédibilité du témoin : un récit factuel, daté et circonstancié pèse davantage qu'une appréciation générale.
Les mentions exigées par l'article 202 du code de procédure civile
L'article 202 énumère ce que l'attestation doit contenir pour être pleinement recevable :
- les nom, prénoms, date et lieu de naissance, adresse et profession de son auteur ;
- le cas échéant, son lien de parenté ou d'alliance avec les parties, son lien de subordination, de collaboration ou de communauté d'intérêts avec elles ;
- l'indication qu'elle est établie en vue de sa production en justice et que son auteur a connaissance qu'une fausse attestation de sa part l'expose à des sanctions pénales ;
- la relation des faits auxquels le témoin a assisté ou qu'il a personnellement constatés.
Le texte précise également que l'attestation doit être écrite, datée et signée de la main de son auteur, qui joint en original ou en copie un document officiel justifiant de son identité et comportant sa signature. En pratique, la mention de mise en garde s'écrit souvent ainsi : « Je sais que la présente attestation est destinée à être produite en justice et que toute fausse attestation de ma part m'expose à des sanctions pénales. »
Papier libre ou formulaire Cerfa 11527*03 ?
Le formulaire Cerfa n° 11527*03 est un modèle pratique proposé par l'administration, mais son usage n'est pas imposé. Une attestation rédigée sur papier libre est parfaitement recevable dès lors qu'elle reprend les éléments de l'article 202. Notre modèle reprend exactement cette trame : il structure les mentions attendues et réserve une zone où le témoin recopie à la main la mention de mise en garde, date et signe.
Sur la forme, l'article 202 indique que l'attestation est écrite de la main de son auteur. Une attestation entièrement manuscrite reste donc la plus sûre. La jurisprudence admet toutefois qu'une attestation dactylographiée conserve une valeur probante, le juge appréciant souverainement les éléments qui lui sont soumis : les formalités de l'article 202 ne sont pas prescrites à peine de nullité. Pour limiter tout risque de contestation, faites au minimum recopier la mention de mise en garde et signer le document à la main, et joignez la pièce d'identité.
Fausse attestation : quelles sanctions ?
Établir une attestation faisant état de faits matériellement inexacts est un délit. L'article 441-7 du code pénal punit d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende le fait d'établir une attestation ou un certificat faisant état de faits matériellement inexacts, de falsifier une attestation ou de faire usage d'une telle pièce. Les peines sont aggravées lorsque l'infraction est commise en vue de porter préjudice au Trésor public ou au patrimoine d'autrui. C'est la raison pour laquelle la mention de mise en garde figure obligatoirement dans l'attestation : le témoin certifie en connaissance de cause.
Qui peut témoigner, qui ne le peut pas ?
En principe, toute personne peut témoigner. Il existe toutefois des limites : dans les procédures de divorce, les descendants (enfants, petits-enfants) ne peuvent pas être entendus sur les griefs invoqués par les époux. Un lien de parenté ou d'intérêt avec une partie n'interdit pas de témoigner dans les autres cas, mais il doit être déclaré dans l'attestation, car il éclaire le juge sur la portée du témoignage. La transparence sur ce lien renforce, plutôt qu'elle n'affaiblit, la crédibilité du témoin.
Générer une attestation de témoin conforme
- Ouvrez le générateur d'attestation de témoin
- Renseignez l'identité du témoin, son éventuel lien avec les parties et la relation détaillée des faits constatés
- Téléchargez le PDF gratuit reprenant les mentions de l'article 202
- Faites recopier à la main la mention de mise en garde par le témoin, faites dater et signer, puis joignez une copie de sa pièce d'identité
Une attestation tapée à l'ordinateur est-elle valable ?
Oui dans la plupart des cas. L'article 202 recommande une rédaction manuscrite, mais les tribunaux admettent une attestation dactylographiée à valeur probante, dès lors que les mentions essentielles y figurent et que la pièce d'identité est jointe. Pour écarter tout doute, faites au moins écrire à la main la mention de mise en garde et signer le document.
Faut-il joindre une pièce d'identité ?
Oui. L'article 202 impose de joindre à l'attestation, en original ou en copie, un document officiel justifiant de l'identité du témoin et comportant sa signature (carte nationale d'identité, passeport, permis de conduire). Sans cette pièce, l'attestation peut être écartée.
Une attestation de témoin peut-elle être contestée ?
Oui. La partie adverse peut discuter la valeur d'un témoignage, souligner un lien d'intérêt du témoin ou produire des attestations contraires. Le juge apprécie librement l'ensemble des éléments. Un récit précis, factuel et daté résiste mieux à la contestation qu'une déclaration vague ou de complaisance.
Pour certifier un fait sur papier libre en dehors d'une procédure judiciaire, voir notre guide de l'attestation sur l'honneur.
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