Ce que dit la loi sur la reconnaissance de dette
La reconnaissance de dette est l'écrit par lequel une personne (le débiteur) reconnaît devoir une somme d'argent à une autre (le créancier) et s'engage à la rembourser. Elle est encadrée par l'article 1376 du code civil : pour valoir preuve complète, l'acte doit comporter la signature du débiteur ainsi que la mention, écrite par lui-même, de la somme en toutes lettres et en chiffres. En cas de différence entre les deux, c'est la somme en toutes lettres qui prévaut. C'est le document de référence pour sécuriser un prêt entre particuliers, en famille ou entre amis.
Sans écrit, le créancier qui veut récupérer son argent devra prouver le prêt par d'autres moyens, ce qui est souvent difficile au-delà de 1 500 €, seuil à partir duquel une preuve écrite est en principe exigée. La reconnaissance de dette fixe noir sur blanc le montant, la date de remise des fonds et l'échéance de remboursement : elle protège le créancier contre l'oubli ou la mauvaise foi, et protège aussi le débiteur contre une réclamation supérieure à ce qu'il doit réellement.